Historique

 

UN PEU D’HISTOIRE

 

Les Sociétés d’Hommes :   de 1750 à nos jours

 

Depuis 1750 elles matérialisent le choix des hommes d’organiser eux-mêmes les conditions humaines et matérielles de leurs loisirs.

 

Ces Sociétés d’Hommes sont régies par un règlement strict que nul ne peut enfreindre sans risquer un rappel à  l’ordre voire une exclusion. Nous retrouvons très souvent l’esprit du Cercle ou de la Société dans le préambule du règlement par exemple « L’esprit du Cercle sera celui d’estime, d’amitié, de paix et d’union » ou encore « les sociétaires se doivent entre eux une intelligente affection et tous les égards que commandent l’amitié et la fraternité »

 

Il faut bien entendu un lieu pour se réunir. Jadis les locaux étaient souvent loués, rares étaient les cercles ou sociétés propriétaires des murs. Dans ce domaine les cercles catholiques étaient un peu mieux lotis.

Ces lieux sont divisés en deux parties :

- le lieu de rencontre ou salle

- le lieu de jeu (en plein air ou couvert)

Ces Sociétés sont apparues au milieu du 18° siècle avec un essor particulièrement marqué à la fin du 19° siècle.

En Maine et Loire, il y avait 1000 sociétés en 1900. L’apogée des cercles et sociétés se situe lors de « la belle époque » mais les deux guerres mondiales leur ont porté un rude coup.

Actuellement il reste un peu moins de 300 sociétés ou cercles. En revanche si le nombre a considérablement diminué le jeu de boule de fort a pris beaucoup plus d’importance : des concours et challenges nombreux sont organisés et une fédération a été crée.

Compétitions, fédération autant de raisons de rapprocher les cercles st sociétés des associations sportives conventionnelles. Car c’est bien d’un sport qu’il s’agit puisqu’il nécessite concentration, maitrise de soi et adresse.

 

Qu’est ce que la boule de fort ?

 

Jeu complexe, la boule de fort se joue sur un terrain  (le jeu) de 23 à 25 mètres de long sur 6 à 7 mètres de large. Il est incurvé sur toute sa longueur, les bords (pentes) sont relevés de 30 à 40 centimètres ; La surface est de terre battue soigneusement entretenue et roulée à l’aide d’un rouleau de fer, parfaitement lissée afin que la boule suive exactement la trajectoire prévue par le joueur qui l’aura lancée avec la plus grande précision . De nos jours il ne subsiste qu’un très petit nombre de jeux en terre le revêtement plastique l’ayant remplacé.

La boule est en bois dur (de plus en plus remplacé par du plastique) de 13 centimètres de diamètre. Elle est cerclée d’un fer de 6 centimètres de large et 7 m/m d’épaisseur en son milieu, les bords amincis sont rabattus et introduits dans une saignée pratiquée dans le bois (ou le plastique) c’est la bande de roulement. Si elle est circulaire sous le fer elle est aplatie de chaque coté. Elle possède un évidement sur une face et de l’autre un petit trou dans lequel se trouve une masse : le fort. Ceci la déséquilibre lorsqu’elle roule car elle est toujours entrainée du coté du fort d’où le nom « boule de fort ».

A l’extrémité du jeu se trouve le « maître » petite boule de bois qui est l’objectif à atteindre.

Le terrain incurvé, la boule avec un balourd offrent une multitude de combinaisons permettant de se frayer un chemin à travers les boules adverses…ou amies et de s’arrêter au plus prés du "maître."